Solutions
Produits
Ressources
À propos
Partenaires
Démo gratuite

Facture électronique : les sept erreurs à éviter d'ici le 1er septembre

Facture électronique

L’été sera studieux pour les entreprises françaises car la facture électronique devient obligatoire à partir du 1er septembre 2026 en France. Or les sondages réalisés ce printemps montrent que la majorité des PME ne sont pas encore prêtes pour l’échéance. Dans la précipitation, le risque de se tromper augmente, que ce soit en oubliant une étape majeure ou en choisissant un outil non adapté. Voici un guide rapide des principaux écueils à éviter pour se lancer dans la réforme en toute sécurité. Avec la bonne stratégie pour l’avenir de votre structure.

Au sommaire :

  1. Ne pas s’y intéresser

  2. Espérer un report de la réforme

  3. Choisir une plateforme low-cost

  4. Oublier l’interopérabilité avec vos outils

  5. N’anticiper que les coûts de la réforme en oubliant les gains

  6. Oublier le contexte européen

  7. Manquer cette opportunité

Erreur numéro 1 : Ne pas s’y intéresser 

La réforme touche les 10 millions de structures assujetties à la TVA dès le 1er septembre 2026. A cette date, tout le monde devra être capable de recevoir des factures électroniques. Pour l’émission, un délai est donné jusqu’au 1er septembre 2027 aux PME et aux micro-entreprises. Les grandes entreprises et les ETI devront être prêtes dès 2026.

Il existe bien des exemptés, notamment dans le monde du soin. Mais dans la mesure où il leur faudra être à minima capable de recevoir leur facture d’électricité et d’eau, ils seront touchés également. Se croire à l’abri est donc la première erreur à éviter.

Erreur numéro 2 : Espérer un report de la réforme

Les nombreux reports de cette réforme annoncée depuis 2021 ont pu faire croire à un délai supplémentaire. Mais le ministre des comptes publics, David Amiel, a douché ces espoirs vendredi 10 juillet en confirmant le calendrier de la réforme lors d’une conférence de presse (source le journal des entreprises) et en encourageant les entreprises à “continuer à se préparer”.

Les deux premières étapes de la réforme consistent à choisir une plateforme agrée par l’Etat pour transmettre les factures à l’administration fiscale, et à inscrire son entreprise sur l’annuaire national en indiquant le choix de leur plateforme.

Si les grandes entreprises semblent déjà on ordre de marche, 38% des structures de moins de 250 salariés déclaraient encore en mai n’être pas prêtes, lors d’une enquête réalisée par l’ordre national des expert comptables.

Pour encourager les entreprises, le gouvernement a promis que le fisc adoptera une “approche bienveillante” jusqu’à la fin de l’année 2026 avec les entreprises qui feraient des erreurs de bonne foi. Mais les sanctions financières encourues ont été renforcées en début d’année, par la loi de finance 2026 : l’amende pour facture non émise électroniquement est passée de 15 à 50 euros par facture, dans la limite de 15 000 euros par an. En cas d’absence de plateforme agréée, une amende de 500 euros est prévue, qui peut être majorée à 1000 euros.

Un guide a été édité par Bercy pour faciliter le passage à la facturation électronique, il est consultable ICI

Erreur numéro 3 : Choisir une plateforme low-cost

L’Etat a abandonné son projet de plateforme publique et gratuite en décembre 2024. Les entreprises doivent donc d'ici le 1er septembre 2026 piocher dans la liste des 137 plateformes agréées par l’Etat pour transmettre leurs factures à l’administration fiscales, dont fait partie DocuWare.

VOIR : la liste des plateformes agrées

Ces plateformes privées sont garantes du respect du format de la facture (trois formats sont agréés en France) et de la sécurisation des données.

Elles sont également chargées d'inscrire l’entreprise sur l’annuaire national.

Il existe des acteurs qui proposent des services de facturation électroniques à moindre coût sans forcément avoir les agréments de l’Etat. Il est essentiel de bien choisir pour éviter des refus de facture si les formats ou les structurations ne sont pas respectés.

Testez la conformité de votre facture en cliquant ICI

Choisir sa plateforme est LE premier pas, qui avait, en juin dernier, déjà été franchi par 27% des entreprises déclarantes à la TVA selon le ministre des comptes publics, David Amiel. C’est mieux qu’en mai, où seules 18,5% s’étaient doté d’une plateforme.

Mais il est crucial de vérifier qu’elle est bien agréée par l’Etat pour inscrire votre structure sur l’annuaire national de la facturation électronique. Cette étape purement technique est une obligation légale.

Pour savoir si une entreprise est raccordée à une plateforme agréée et connaître ses adresses de facturation, l’annuaire est consultable via un outil de recherche sur le site des impôts.

Erreur numéro 4 : Oublier l’interopérabilité avec vos outils

Pour que la facture électronique soit un avantage et non un obstacle au fonctionnement quotidien de l’entreprise, il est important de choisir un opérateur compatible avec vos outils internes de comptabilité, messagerie, ERP, travail collaboratif, visioconférence.

C'est un point à vérifier lors du choix de la plateforme agréée. Certaines, comme DocuWare, intègrent tous ces outils dans leur solution de facturation électronique. D'autres non. Il est important de bien faire l’inventaire de ses besoins, de ses outils maison et d’identifier le circuit de la facture afin de faire le choix qui convient à votre structure.

Erreur numéro 5 : N’anticiper que les coûts de la réforme en oubliant les gains

Oui la réforme va coûter du temps et de l’argent aux entreprises dans les premiers mois de la transition. Et en effet, le but initial est bel et bien fiscal : il s’agit pour l’Etat de récupérer une partie (Bercy l’estime à 2 à 3 milliards d’euros) des 10 milliards d’euros de transactions qui échappe à l’impôt à cause de la fraude à la TVA.

Mais la réforme est également porteuse de gains pour les entreprises, un aspect à ne pas oublier au moment de faire ses choix.

Le coût de traitement d’une facture non électronique est de 15€ pour une facture reçue et de 10€ pour une facture émise. Contre 1,5 euros pour une facture électronique selon l’ordre national des experts comptables (Source ordre national des experts comptables).

Autre effet notable de la réforme : la trésorerie. La facture électronique avec ses délais de paiement standardisés (10 jours dans la plupart des cas) et son traitement quasi instantané doit également réduire des délais de paiement devenus problématiques pour les entreprises en France (autour de 18,5 jours) depuis le Covid. L’impact sur la trésorerie sera rapidement visible.

L’automatisation induite par cette réforme doit au final rapporter 4,5 milliards d’euros aux TPE et aux PME d’après les estimations de Bercy.

Erreur numéro 6 : Oublier le contexte européen

La facturation électronique n’est pas une lubie française. Nos voisins européens se préparent (l’Allemagne pour 2027-2028) ou nous ont devancé comme la Belgique début 2026 ou l’Italie, pionnière dès 2019.

Le mouvement est engagé au niveau européen depuis 2014 pour les marchés publics. Pour les transactions privées intracommunautaires, un horizon est fixé à 2035 pour la dématérialisation du système de TVA au niveau européen. Le but est là encore de lutter contre la fraude, estimée à 61 milliards d’euros en 2021, mais il s’agit également de fluidifier les échanges et de limiter les obstacles purement administratifs.

Ce contexte européen est à prendre en compte dès maintenant par les entreprises françaises qui basculent dans la facturation électronique. Pour deux raisons.

La première tient au fait que les pays européens avancent en ordre dispersé vers la facture électronique : chacun a son propre calendrier, son propre système (Via un opérateur public en Italie, via des plateformes privées agréées en France, par exemple), ses formats autorisés et ses obligations légales (archivage des factures pendant 7 ans en Allemagne contre 10 ans en France). Pour les entreprises qui opèrent dans plusieurs pays, il faudra être capable de naviguer sans heurts dans ce contexte.

En second lieu, la perspective d’une uniformisation des standards au niveau européen en 2035 doit faire réfléchir dès aujourd’hui. En choisissant dès maintenant un opérateur capable de s’adapter aux standards européens, votre entreprise se met en ordre de marche pour l’avenir et prend un l’avantage sur ses concurrents.

Erreur numéro 7 : Manquer cette opportunité

Voir la facture électronique uniquement par la lorgnette de la contrainte fiscale ou technique est une erreur à ne pas faire. Car elle offre un potentiel de croissance si la réforme est réfléchie en amont et bien mise en oeuvre.

La facture électronique et ses données structurées, accessibles en un clin d’oeil, peuvent devenir un outil de pilotage à la fois financier, comptable et stratégique.

L’avènement de l’intelligence artificielle et de ses applications métiers, comme le traitement intelligent de document (IDP), utilisé chez DocuWare, permettent des gains de productivité en accélérant le traitement de ces données.

Pour ne pas manquer ces opportunités, se faire accompagner est un plus. Là encore, le choix de la plateforme doit se faire également en fonction de votre besoin d’accompagnement. Certains acteurs, comme DocuWare proposent des services sur mesure en fonction des besoins de l’entreprise. Et dans le cas de cette réforme, l’erreur serait de s’en priver.

DocuWare plateforme agréée

 

Commentaires